Edilivre : analyse d’une nouvelle forme d’édition

[Article mis à jour le 04 juin 2018]

Avec l’essor des livres électroniques, de l’impression à la demande et de l’autopublication, le net commence à regorger de maisons d’édition « différentes », des structures qui se vantent de se démarquer des dinosaures de la littérature et d’offrir de nouvelles possibilités aux auteurs en mal de publication. Certaines d’entre elles ont des discours pour le moins alléchants. J’ai voulu me pencher un peu sur elles, histoire de savoir si j’avais tort de m’acharner à faire cavalier seul pour la publication de mes propres romans.

La première de ces « maisons d’édition alternatives », comme elle se dénomme elle-même, à m’avoir tapé dans l’œil, c’est Edilivre. Il faut dire que quand on fouille un peu dans le secteur, on s’aperçoit vite qu’ils font beaucoup de publicité. Ils sont par exemple partenaires d’un petit paquet de concours de nouvelles récents, où ils offrent aux gagnants la possibilité d’éditer gratuitement leurs premiers romans.

Étudions donc l’annonce de leur page d’accueil :

Edilivre vous publie gratuitement aux formats papier et numérique.

– Edition généreuse, simple, rapide et gratuite
– Droits d’auteur imbattables jusqu’à 70% dès le 1er exemplaire et un contrat sans engagement.
– Une large distribution papier et numérique auprès des libraires et sur internet, liseuses, tablettes, smartphones…
– Faire émerger des œuvres littéraires et les promouvoir

Quand je vous disais que c’était alléchant ! Mais bien sûr, la réalité est rarement aussi belle que les vendeurs voudraient nous le faire avaler.

Creusons un peu l’histoire des « droits d’auteur imbattables », par exemple. En fouillant un peu sur le site (je leur reconnais ça de bonne foi, ils ne cachent pas les informations ; leur site est très clair et bien organisé), les droits d’auteur effectifs sont :

  • Sur les ventes papier : 20 % quand le livre est vendu sur Edilivre.com, 10 % quand il est vendu sur une autre plate-forme
  • Sur les ventes numériques : 70 % quand le livre est vendu sur Edilivre.com, 15 % quand il est vendu sur une autre plate-forme

Pour m’être penchée sur le problème depuis un moment déjà, je peux affirmer que ces droits n’ont rien d’extraordinaire.

Pour l’édition papier, Edilivre fait de l’impression à la demande. Dans ces circonstances, 20 % est un bon pourcentage ; 10 %, franchement pas si bon que ça. Quant aux ventes numériques… La plupart des plateformes de vente d’ebooks comme Amazon retiennent environ 30 % du prix de vente. Ajoutons à ça les 15 % de droits d’auteur et faisons le calcul : à moins de frais cachés, Edilivre garde 30 % du prix de vente quand l’achat est fait sur leur propre plateforme et… 55 % quand il est fait ailleurs. De quoi laisser perplexe.

Côté prix de vente, Edilivre a fait de sérieux progrès depuis la première publication de cet article. Les livres papier sont encore un peu chers, mais restent dans la gamme de prix à laquelle on pourrait s’attendre pour de l’impression à la demande, celle-ci étant par nature plus coûteuse que l’impression en gros. La vraie bonne surprise est les ebooks, qui sont à présent tous à 1,99 €, quelle que soit leur taille. Enfin un prix raisonnable pour des livres numériques !

Un gros bémol cependant : le format. Quand Edilivre offre à l’auteur plein d’espoir une publication numérique, ils l’offrent sous format PDF. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de lire un fichier PDF sur liseuse électronique, mais ce n’est pas fait pour ça. Ça fonctionne, mais c’est loin d’être la joie. Il y a des formats spécifiques pour les livres électroniques : les fichiers ePub et Mobi.

Oh, Edilivre propose bien de créer un fichier ePub de votre livre, mais cela fait partie d’une de leurs options payantes : le pack Diffusion numérique, disponible pour la modique somme de 69 €. Ce pack comprend aussi la diffusion auprès de plateformes comme le Kindle Store d’Amazon, Kobo, Chapitre.com… qui ne font donc pas partie de l’offre de base. Et je vous invite à vous souvenir des droits d’auteur très modestes auxquels vous pourrez prétendre sur ces plateformes.

Bien sûr, ce n’est pas la seule de leurs options. Par exemple, Edilivre offre la couverture… mais seulement si vous voulez une couverture très basique, avec titre, nom de l’auteur et joli logo Edilivre sur fond blanc. Pour quoi que ce soit de plus sophistiqué, il faut payer de 99 € à 149 €, selon vos goûts.

Idem pour la promotion, pour laquelle vous trouverez toute une flopée d’options payantes. Une maison d’édition traditionnelle prendrait naturellement la publicité en main, parce que les ventes de votre livre sont ce qui lui permettrait de rentrer dans ses frais. Mais Edilivre n’a pas le même modèle économique : pour que votre livre se vende, il faudra donc soit payer, soit vous occuper vous-même de la promotion.

En résumé, Edilivre propose une offre intéressante si vous pouvez vous contenter du pack de base gratuit, qui n’est somme toute pas si mal si vous n’avez pas l’intention de faire fortune avec vos écrits. Les livres sont un peu chers, les revenus d’auteur modestes, mais ils s’occupent de tous ces détails fastidieux comme la mise en page, l’ISBN, le dépôt légal, la couverture (basique) et l’impression.

Personnellement, je reste en revanche persuadée que les options ne sont pas rentables. Mais libre à vous d’utiliser ces informations à votre guise !

Mise à jour du 14 mai 2015 :

Cet article ne fait qu’une analyse succincte d’Edilivre. Pour approfondir le sujet, je vous encourage à lire :

  • les commentaires de cette page où beaucoup d’auteurs sont venus parler de leurs expériences chez eux ;
  • >> ce second article << où je dissèque un de leurs contrats d’édition ;
  • >> cet article << sur l’impression à la demande qui pourrait également vous intéresser.

Mise à jour :

Edilivre a réagi à cet article dans les commentaires ci-dessous.

223 commentaires


  1. De mon point de vue, ce qui est rédhibitoire chez Edilivre est le fait qu’ils éditent tout le monde (ce point a été abordé plus haut).
    Le fait d’être élu par un éditeur est quand même une grande satisfaction pour l’ego. Personellement, j’ai besoin de ce genre de satisfaction.
    A l’inverse, être édité avec un logo qui signale à tous les passants que ce livre a été refusé par toutes les maisons d’éditions me semble quelque chose de terrifiant.
    Mieux vaut imprimer et éditer soi-même. Pas de satisfaction pour l’égo, mais pas de honte. C’est neutre. Opération blanche.
    Bien sûr, il s’agit d’un point de vue tout-à-fait personnel; J’ai déjà été édité par un éditeur normal, ce n’est pas indifférent à mon point de vue.
    Je comprends bien que quelqu’un voulant voir son livre imprimé pour le donner à ses amis et à sa famille y trouve son compte, s’il n’a aucun besoin de reconnaissance au delà de ce petit cercle. Ceux qui ont fait ce choix n’ont donc pas à le regretter, je pense.

    En fait, tout dépends de ce qu’on investit dans cet acte d’écrire.

    Sur cette pensée profonde,

    Cordialement à tous, et particulièrement à l’auteur de ce blog sympathique et intéressant.

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    1. C’est bien gentil à vous, merci. 😀 (Et entre nous, j’ai le même point de vue sur la sélection chez les éditeurs, même si c’est sans doute un peu élitiste.)

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    2. « A l’inverse, être édité avec un logo qui signale à tous les passants que ce livre a été refusé par toutes les maisons d’éditions »

      Tout est dit ! 🙂

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      1. il n’y pas de quoi être géné si on a été refusé par d’autres éditeurs. Je rappelle le cas du livre » Zen or the art of motocycle maintenance » qui a été refusé par plusieurs dizaines d’éditeurs mais qui a fini par connaitre un succés incroyable à travers le monde!

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  2. J’ai écris plusieurs nouvelles policières, pouvez-vous m’indiquer un bon éditeur qui se chargera de la promotion. Lorsqu’on écrit des livres, on entre dans la fosse aux lions. Y-a-t-il des éditeurs passionnés par les auteurs qui ont ça dans la peau ?

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  3. Je viens de publier un livre, début mars, « par » et « chez » Edilivre. J’ai lu, à propos de ce mode d’édition, d’intéressantes observations et des critiques fondées mais aussi beaucoup de sottises et de mensonges. Je propose donc mon témoignage avec le projet de dire sereinement, objectivement et peut-être péremptoirement tout ce qu’il faut savoir d’Edilivre.
    • Le «produit », l’objet-livre (imprimé) est de qualité (papier, mise en page, typographie, etc.) quand on s’offre, en supplément payant de 100€ environ, une couverture personnalisée (photo, dessin, etc.)
    • Le BAT (Bon à Tirer) gratuit fonctionne bien à condition que l’auteur assure totalement ses corrections sans l’assistance (payante) d’Edilivre. Je défie tout lecteur de trouver dans mon livre plus de deux fautes de ponctuation et d’accent ou plus d’une faute d’orthographe ! La maîtrise de la langue me paraît aller de soi quand on prétend « écrire ».
    • L’insistance avec laquelle Edilivre vend ses services de relecture, correction, aide à l’écriture laisse penser que les « mal-écrivants » sont plus rentables pour Edilivre que les « vrais écrivants » (comme moi !).
    • Je doute sérieusement du niveau d’exigence du comité de lecture d’Edilivre. En examinant leur catalogue et en lisant les extraits de chaque ouvrage, j’ai trouvé des navets et des nanars et aussi beaucoup de livres bons ou excellents (ou presque aussi bons que le mien !).
    • L’information et la communication d’Edilivre sont claires et nettes lorsqu’on sait bien lire. Il n’y a pas de de volonté de tromper, donc pas d’arnaque délibérée.
    • Le prix de l’ouvrage (18€ dans mon cas) est certainement excessif mais un écrivain qui a un projet économique (vendre beaucoup, connaître le succès, gagner de l’argent) ne doit pas choisir Edilivre.
    • Edilivre n’offre même pas gratuitement un exemplaire à l’auteur. C’est minable.
    • Une jeune fille ou un jeune homme qui pense pouvoir devenir Céline, Marguerite Duras ou Patrick Modiano doit s’adresser directement à Gallimard sans passer par Edilivre !
    • En revanche, quand on est comme moi assuré de sa « vocation d’écrivain » depuis quarante ans et qu’on la réalise à soixante-dix ans, on éprouve une grande satisfaction « à tenir en mains » un « vrai livre », son vrai livre et à le faire lire autour de soi. Edilivre est un bon choix pour les dilettantes, les procrastinateurs, les papys graphomanes dont je suis peut-être l’incarnation, avec, je l’espère une bonne dose de distance critique, d’ironie et d’auto-dérision !
    • On court juste le risque relatif que quelques pages de notre ouvrage magistral lues ou mises en lumière par un critique ou un lecteur célèbre nous condamne au succès médiatique !
    • En résumé, je recommande avec modération Edilivre à tous les écrivants et écrivains amateurs qui pourraient se reconnaître dans le profil que j’ai esquissé.

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    1. Merci pour cette analyse très complète ! Je m’excuse du retard avec lequel j’ai validé votre contribution. Bonne continuation à vous et à votre livre. 🙂

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    2. Je suis auteure éditée chez Edilivre. Mes livres de contes sont de qualité avec des illustrations que j’ai dessinées. Il n’y a rien à critiquer sinon le prix,un peu élevé et la promotion payante. Deux options pourtant importantes lorsque l’on veut que son livre soit lu. Ils devraient faire un effort de ce côté-là, car ils auraient tout à gagner.

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    3. Je suis étonnée que vous puissiez parler de mensonges au sujet des commentaires laissés dans ce blog. Votre expérience avec Edilivre est la votre, que savez-vous de celle des autres auteurs? J’ai laissé moi-même un commentaire en avril 2015 sous le nom de Lucie4 (je crois) (que je ne retrouve pas), et je peux vous assurer que tout est bien réel.

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      1. Lucie, Fennec ne fait pas nécessairement référence à ce qui se dit sur ce blog. Ceci étant dit, le mot mensonges est sans doute un peu fort, car il faut savoir qu’Edilivre a changé de politique il y a quelques années. Les commentaires qui datent d’avant cette transformation peuvent être obsolètes sans être mensongers.

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    4. Bonjour. Je viens de faire paraître avec bien des déboires mon premier roman auprès de la Société EDILIVRE : 20 % d’un mauvais suivi avec message sans réponse + 20 % d’une mise en page où tout doit être repris + 20 % de corrections demandées sur BAT sans suite + 20 % d’une écriture trop fine et trop petite qui réduit le nombre de pages au bénéfice de la société mais au détriment de l’auteur + 20 % d’une couverture mat de 100 grammes + même pas un livre offert à l’auteur + énormément de temps perdu sans résultat + passage par une négociatrice afin d’obtenir un minimum + dans la proposition de gratuité, il n’y a rien car vous devez tout faire par vous même + dans la proposition payante (distribution, communication, promo, j’ai baissé les bras car le contenant ne donne aucune envie de connaître le contenu) ENTRE CON-TENANT ET CON-TENU IL N’Y A QU’UN CON DE SERVICE = TOTALE ESCROQUERIE. Ce ne sont que des imprimeurs relieurs de médiocre qualité. Je regrette mon choix. Seul point positif : c’est une excellente expérience pour mon second roman que je vais confier à une société d’édition digne de ce nom.

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      1. Bonjour

        Mon expérience pour mon livre chez Edilivre est similaire, cependant je ne suis déçu qu’à moitié, parce qu’en tant que producteur et compositeur de musique, j’ai senti que Edilivre était très limité au niveau du travail d’aide promotionnelle. Donc moi aussi, pour mon troisième livre –j’ai eu plus de chance avec mon deuxième avec une autre maison d’édition- j’irai voir chez les éditeurs traditionnels, voie plus compliquée pour obtenir une signature mais au moins lorsqu’on signe, l’auteur est pris en compte, rien à dépenser et surtout une aide à la promotion nécessairement assumée par l’éditeur vu qu’il prend en charge toutes les dépenses.
        Existe-t-il un prix Goncourt, Renaudot, ou un best-seller signé Edilive ?

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        1. Je constate que nous parlons le même langage. Auteur compositeur interprète sur mon 5ème album, un court métrage, second roman pratiquement fini … Bonne chance. 😉

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          1. Bonjour collègue musicien
            Même parcours donc, et j’en suis ravi, non pas des galères que nous avons pu avoir avec Edilivre, mais que quelque part nous soyons sur des vibrations similaires.
            En ce qui concerne un scénario de court-métrage j’écris mon premier, mais pour le reste mon parcours semble semblable au tien, » si je peux me permettre de te tutoyer entre musicien.
            16 albums et en écriture de mon troisième roman
            Donc à toi aussi, bonne chance, s’il est possible d’avoir un site où je pourrais t’entendre ou te lire, je suis curieux des autres et ouvert.

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              1. Bonjour Agie

                Message personnel à Agie, en m’excusant auprès des autres auteurs du blog, la chanson « le V de vers, écoutée sur You tube, si j’ai bien noté le titre me plait, puis je la mettre sur mon compte face book page pro destinée à la découverte de la musique en général hors circuits ou en accès moins populaire
                J’ai consacré cette page à cela principalement

                https://www.facebook.com/jocelyn.page.146/
                Dans le cas contraire, ce n’est pas un souci, en tout cas, beau texte intelligent qui mérite d’être vu
                A bientôt

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                1. Bonjour Jocelyn. Pour cette question, réponse positive. C’est évident que j’accepte et j’en suis très flatté. Par contre, en ce qui me concerne et après être resté 8 années sur FB, j’ai préféré me retirer pour des raisons relationnelles qui devenaient trop désagréables. J’aime trop ma liberté et mon indépendance pour ne pas dépendre de qui que ce soit. Alors les messages dans lesquels certaines font « psi-psi » mais sans la cuvette … Sans commentaire 😉 En conclusion, j’aurai du mal à voir votre page (sans jeu de mot) ou peut être par le biais d’un ami. A voir. Merci de votre gentillesse. Enfin, si vous souhaitez me joindre de manière moins impersonnelle, passez par mon site (page contact) et je vous répondrai en vous communiquant une adresse courriel. Bien à vous.

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                  1. Bonjour Agie

                    Merci à vous Agie, j’apprécie le côté hors circuit, vu le marché actuel normalisé, de votre écriture aussi bien au niveau du texte que musicale. Je vais vous écrire sur votre site, ce sera préférable.

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        2. Je constate que nous parlons le même langage. Auteur compositeur interprète sur mon 5ème album, un court métrage, second roman pratiquement fini … Bonne chance.

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          1. L’amère vérité est que le monde pas n’est pas ce petit village dont tout le monde en parle, du moins celui de l’édition. J’ai récemment fait publier un livre chez Edilivre, pas pour me faire de l’argent mais beaucoup plus pour libérer ma conscience. Personne ne l’a acheté, même pas par erreur! Pour ce qui est d’Edilivre, cet editeur se fait de l’argent surtout en offranr ses divers services payants pour la promotion du livre. C’est décevant, mais les termes de son contrat sont clairs, du moins pour ceux avertis.

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    5. Merci Monsieur Mergitur pour vos propos concernant la langue française qui en prend un coup régulièrement. Je vais bientôt atteindre les 70 ans et ne pense pas commencer une carrière chez qui que ce soit car vos avis m’en découragent complètement. Je donne à droite et à gauche mes écrits et basta!
      Merci encore et puissiez-vous être lu et entendu des amateurs-trices.

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  4. Bonjour,
    Edilivre arnaque ou pas?

    J’ai commandé « Science et guérisseur d’Arnaud Colombier » version PDF le 29 mars et payé dans la foulée. Mon compte a été débité le 30 mars, et toujours rien reçu jusqu’à ce jour malgré mes nombreuses relances. Edilivre me dit qu’ils n’ont pas reçu le paiement. Je leur réponds que mon compte a été débité dans la foulée, ce après quoi on me répond qu’il y a eu un bug.

    Et aujourd’hui, tjours silence radio.

    Merci de votre aide

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  5. Bonjour,
    Comme beaucoup, je suis en recherche d’un éditeur. Hormis les versions papier reliées et adressées aux maisons traditionnelles, j’ai tenté un envoi par courriel à deux sites d’édition. Surpris, les deux m’ont appelé dans la journée ! Après de longues minutes de conversations téléphoniques sinon de monologues séduisants..l’un me demande d’acheter 30 livres à 20 euros et l’autre me demande 2000 euros d’entrée puis 2000 à prendre sur les éventuelles ventes…Je vais m’abstenir pour les deux 😉 Ce milieu mériterait un bon coup de balai afin qu’on s’y retrouve..

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    1. Bonjour philmur31,
      Quel est le nom des 2 maisons d’édition que vous avez consultées?
      Merci.
      Dominique

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  6. Bonjour la compagnie,

    A la lecture de tous ces commentaires, je me rends compte que trop de personnes se font encore escroquer par Edilivre. Dernier exemple en date sur une correspondance consécutive à une fin de contrat (résiliation) que je me suis procuré dans le cadre d’un projet de dénonciation des arnaques de l’édition :

    Email d’Edilivre :
    « Bonjour,

    Nous vous remercions pour votre message et vous confirmons cet état de fait. En temps normal, vos droits d’auteur auraient été reporté à l’année suivante, mais puisque vous avez résilié vos contrats ces derniers ne peuvent vous être versé.

    Je reste à votre entière disposition par mail ou par téléphone si vous avez des questions.

    Bien à vous,
    Edward

    Service Client
    EDILIVRE »

    L’auteur ne touchera jamais le reliquat de ses droits d’auteur que l’établissement se met directement dans la poche.

    Il faut le dire et le répéter : EDILIVRE EST UNE ARNAQUE !

    Auteurs, prenez le temps de retravailler vos textes et de les présenter à des établissements sérieux.

    A bientôt.

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  7. J’avais signé un contrat avec Edilivre. Mon livre etait trop cher a la vente 23€, qui va payer 23€ pour un auteur inconnu??? Personne. J’avais donc demandé a ce que le prix ne s’élève pas au dessus de 18€. La proposition qui m’avait été faite m’avait causé un grand déplaisir! « Nous pouvons éventuellement faire deux tomes a 18€ chacun! ». N’importe quoi! J’ai donc demandé la résiliation du contrat , ils ont répondu que je devais régler la somme de 450€ ! Car ils avaient engagé des frais « FAUX » je fournissais la couverture et mon fichier numérique était complétement paramétré par un professionnel!
    J’avais de gros problèmes de santé a l’époque et pas le temps de me battre avec eux, j’ai du payé 450€…J’ai conservé tous mes échanges de courriers même ceux ou ils ne veulent rien savoir concernant ma maladie. Edilivre n’est pas une maison d’Édition mais des profiteurs!

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    1. Il y a quelques mois j’ai livré à ce blog toutes mes récriminations contre Edilivre. Le problème c’est qu’Edilivre refuse de donner le prix (même pas une fourchette) du livre avant la signature du contrat. Donc très difficile de revenir en arrière. Il aurait été possible de ne pas annuler le contrat et à l’issu de la période d’engagement, le faire éditer éventuellement par un autre éditeur.

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      1. Question à 14 euros 32 : peut-on proposer le texte, augmenté par exemple (donc pas exactement le même) à un autre éditeur avant la fin de la période d’engagement?

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        1. Sophie, d’un point de vue juridique modifier le texte ne changera rien du tout. Pensez aux cas de plagiat : dès qu’un certain pourcentage du texte ou de son essence demeure identique, le litige se pose.
          Bien sûr, il y a ce que dit le contrat et ce qu’Edilivre peut se permettre d’appliquer. La période d’engagement étant de 8 mois (il me semble) et une maison d’édition sérieuse pouvant mettre à peu près aussi longtemps à vous répondre… Si vous vous montrez discrète, je doute que vous risquiez gros. Mais c’est tout de même un risque à prendre.

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          1. Ma question, entendons nous bien, ne visait pas une situation concrète mais je crois que nombre d’auteurs un peu déçus par Edilivre se la sont posée. Merci pour votre réponse !

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            1. Je viens tout juste de relire le contrat, et fait intéressant, rien ne vous empêche en fait d’envoyer votre œuvre à une maison d’édition en toute légalité. Le paragraphe applicable dit :
              « L’auteur s’engage à ne pas diffuser de fichier électronique de son œuvre intégrale. L’auteur s’engage également à s’abstenir de céder ses droits sur l’œuvre à une autre maison d’édition sans accord préalable d’EDILIVRE. »
              Vous pouvez donc envoyer votre texte à un éditeur durant la période d’engagement (en format IMPRIMÉ uniquement), du moment que la signature du contrat avec cet éditeur a lieu après que vous ayez rompu avec Edilivre (ou après que vous ayez obtenu leur accord).

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  8. Merci Dragon, puisse ce blog apporter d’utiles précisions aux néophytes un tantinet candides.

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  9. Bel article! En fait, Edilivre est un éditeur à compte d’auteur. C’est un prestataire de service. Il est vrai qu’ils mettent en avant une bel promotion, mais l’impact est aujourd’hui quasiment nul. Je rencontre de temps en temps des journalistes pour mes romans et ils n’ont que très rarement le temps d’y jeter un coup d’œil. Ils ont un pièce complète de livres envoyés par les services de presse.
    De même, ils parlent de large diffusion chez les libraires. je suppose qu’ils font référence aux commandes que peuvent leur passer ces professionnels. Autant dire que ce n’est pas près d’arriver, car les libraires reçoivent déjà un office monstrueux des éditeurs traditionnels. Parfois, ils n’ont même pas la place pour mettre les livres et n’ouvrent pas les cartons.
    Je reste donc très sceptique quant à ce genre de formule d’édition. Je pense que l’autoédition est préférable. Avec un peu d’entraide (contact illustrateur, copine secrétaire pour la mise en page…) il est aujourd’hui plus facile de le faire soi-même.

    Quoi qu’il en soit, cet article permet d’y vois plus clair. Merci!

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    1. Il y a sûrement de braves gens qui publient chez edilivre, qui comme vous le soulignez n’est pas un éditeur, mais publie des ouvrages à compte d’auteur (ceci n’étant en rien méprisant de ma part).

      Le gros problème est que les pirates sont partout, même chez edilivre. On s’empare de votre identité, et se faisant passer pour vous, on s’arrange pour s’arroger la paternité de vos publications, et pour s’arroger le droit de faire partie de vos associations prestigieuses auxquels ils n’auraient normalement pas accès, ces associations étant réservées aux auteurs publiés à compte d’éditeur.

      Je ne suis qu’auteur de traduction mais mes auteurs sont prestigieux (John Locke, Katherine Mansfield, etc…). Alors que je fonctionnais depuis le début avec mon nom abrégé comme nom de plume, j’ai dû reprendre mon nom complet, car mon nom de plume avait été usurpé par quelqu’un qui avait réussi à s’introduire dans l’association LR2L (Languedoc Roussillon Livre et Lecture). Une sangsue, quoi. Après avoir découvert et dénoncé cette pratique, on a minaudé en disant qu’on ne l’avait pas fait exprès…. Mon oeil. Je ne compte pas en rester là. D’autant plus que mon adresse mail habituelle, celle avec laquelle je fonctionnais en tant qu’auteur, a été piratée et rendue inaccessible.

      Elle est pas belle la vie avec edilivre, hein ?

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  10. Edilivre m’a informé que mon manuscrit avait été « sélectionné par son comité de lecture ». Voilà offrait la certitude que des gens compétents avaient enfin mesuré la qualité de mon ouvrage.
    Las! je n’avais pas joint les encarts indispensables à la compréhension de l’ouvrage ce qui n’avait en rien diminué l’appréciation élogieuse qui en était faite.
    Manifestement Edilivre édite tout ce qu’on lui présente, probablement jusqu’à la dernière « merde » afin d’en extraire quelques euros.
    Fuyez cette arnaque.

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    1. Je valide totalement cette analyse et passerai sous silence les qualificatifs un peu plus violents que j’aurais déposés au lieu de ARNAQUE. Merci.

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