Edilivre : arnaque ou nouveau modèle de l’édition ?

Avec l’essor des livres électroniques, de l’impression à la demande et de l’autopublication, le net commence à regorger de maisons d’édition « différentes », des structures qui se vantent de se démarquer des dinosaures de la littérature et d’offrir de nouvelles possibilités aux auteurs en mal de publication. Certaines d’entre elles ont des discours pour le moins alléchants. J’ai voulu me pencher un peu sur elles, histoire de savoir si j’avais tort de m’acharner à faire cavalier seul pour la publication de mes propres romans.

La première de ces « maisons d’édition alternatives », comme elle se dénomme elle-même, à m’avoir tapé dans l’œil, c’est Edilivre. Il faut dire que quand on fouille un peu dans le secteur, on s’aperçoit vite qu’ils font beaucoup de publicité. Ils sont par exemple partenaires d’un petit paquet de concours de nouvelles récents, où ils offrent aux gagnants la possibilité d’éditer gratuitement leurs premiers romans.

Étudions donc l’annonce de leur page d’accueil :

Edilivre vous publie gratuitement aux formats papier et numérique.

– Edition généreuse, simple, rapide et gratuite
– Droits d’auteur imbattables jusqu’à 70% dès le 1er exemplaire et un contrat sans engagement.
– Une large distribution papier et numérique auprès des libraires et sur internet, liseuses, tablettes, smartphones…
– Promotion efficace : médias, interviews, liste journalistes, réseaux sociaux, salons du livre, Club Auteurs…

Quand je vous disais que c’était alléchant ! Mais bien sûr, la réalité est rarement aussi belle que les vendeurs voudraient nous le faire avaler.

Creusons un peu l’histoire des « droits d’auteur imbattables », par exemple. En fouillant un peu sur le site (je leur reconnais ça de bonne foi, ils ne cachent pas les informations ; leur site est très clair et bien organisé), les droits d’auteur effectifs sont :

  • Sur les ventes papier : 20 % quand le livre est vendu sur Edilivre.com, 10 % quand il est vendu sur une autre plate-forme
  • Sur les ventes numériques : 70 % quand le livre est vendu sur Edilivre.com, 15 % quand il est vendu sur une autre plate-forme

Pour m’être penchée sur le problème depuis un moment déjà, je peux affirmer que ces droits n’ont rien d’extraordinaire.

Pour l’édition papier, Edilivre fait de l’impression à la demande. Dans ces circonstances, 20 % est un bon pourcentage ; 10 %, franchement pas si bon que ça. Quant aux ventes numériques, je suis carrément scandalisée par ce chiffre de 15 %. La plupart des plateformes de vente d’ebooks comme Amazon retiennent environ 30 % du prix de vente, ce qui signifie qu’à moins de frais cachés, Edilivre se met 55 % des revenus dans la poche pour ce type de transaction — bien plus que si l’achat est fait sur leur propre plateforme !

Sans oublier un autre détail de taille : les livres d’Edilivre sont chers, et dans le cas de leurs livres numériques, même atrocement chers. Il suffit d’un coup d’œil dans leur librairie pour s’en assurer. Une nouvelle de 28 pages choisie au hasard sera vendue 8€ en version papier… et 5€ en ebook. Un recueil de 400 pages, 35€ la version papier et 21€ l’ebook. Que l’impression à la demande ait ses frais, passe encore, même si ça me semble un peu fort de café. Mais les ebooks ? Ben voyons ! On continue à prendre les consommateurs de livres numériques pour des abrutis.

Ce qui m’amène à un autre point : le format. Quand Edilivre offre à l’auteur plein d’espoir une publication numérique, ils l’offrent sous format PDF. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de lire un fichier PDF sur liseuse électronique, mais ce n’est pas fait pour ça. Ça fonctionne, mais c’est loin d’être la joie. Il y a des formats spécifiques pour les livres électroniques : les fichiers ePub et Mobi.

Oh, Edilivre propose bien de créer un fichier ePub de votre livre, mais cela fait partie d’une de leurs options payantes : le pack E-book, disponible pour la somme modique de 149 €. Ce pack comprend aussi la diffusion auprès de plateformes comme le Kindle Store d’Amazon, Kobo, Chapitre.com… Qui ne font donc pas partie de l’offre de base. Devoir payer 149 € pour qu’Edilivre puisse se faire 55 % de gains sur les ventes de ces magasins en reversant à l’auteur un petit pécule (parce qu’ils sont généreux)… je trouve ça un peu difficile à avaler.

Bien sûr, ce n’est pas la seule de leurs options. Par exemple, Edilivre offre la couverture… mais seulement si vous voulez une couverture très basique, avec titre, nom de l’auteur et joli logo Edilivre sur fond blanc. Pour quoi que ce soit de plus sophistiqué, il faut payer de 119 € à 345 €, selon vos goûts.

Idem pour la « promotion efficace » : un certain nombre de fonctionnalités sont gratuites, comme la création d’une page web pour le livre, sa présence sur les principaux réseaux sociaux, la possibilité de se rendre au stand Edilivre dans les salons littéraires pour y promouvoir son œuvre (à vos frais, j’imagine)… Par contre, si vous voulez qu’on crée une bande-annonce pour faire connaître votre roman, il faudra débourser 149 €.

En résumé, Edilivre propose une offre intéressante, mais seulement si vous pouvez vous contenter du pack de base gratuit, qui n’est somme toute pas si mal si vous n’avez pas l’intention de faire fortune avec vos écrits. Les livres sont chers, les revenus d’auteur modestes, mais ils s’occupent de tous ces détails fastidieux comme la mise en page, l’ISBN, le dépôt légal, la couverture (basique), l’impression, le référencement auprès des libraires et la publicité (basique). Je reste en revanche persuadée que les options ne sont absolument pas rentables.

Mais libre à vous d’utiliser ces informations à votre guise !

Mise à jour du 14 mai 2015 :

Cet article ne fait qu’une analyse succincte d’Edilivre. Pour approfondir le sujet, je vous encourage à lire :

  • les commentaires de cette page où beaucoup d’auteurs sont venus parler de leurs expériences chez eux ;
  • >> ce second article << où je dissèque un de leurs contrats d’édition récents ;
  • >> cet article << sur l’impression à la demande qui pourrait également vous intéresser.

197 commentaires


  1. Merci pour cet article. J’ai également envoyé mon manuscrit à Edilivre qui m’a répondu un email qui semble être le même envoyé à tous… Le contrat proposé est tel que décrit dans votre autre article.
    J’ai donc poliment refusé de continuer avec eux et me suis lancé sur Lulu et après quelques épisodes casse-tête, c’est fait… et, pas de contrat, et on peut modifier comme on veut (normal puisqu’on gère tout -ou presque). Ensuite, le prix sera nettement beaucoup plus bas (en potentiel) sur Lulu puisqu’on le fixe nous-mêmes. par exemple, pour un roman du même type que le mien, j’avais constaté une moyenne de 13 euros sur Edilivre alors que sur Lulu, je peux le vendre à 8 euros (TTC) en me faisant la même marge de bénéfices…
    Le plus, c’est qu’une fois qu’on a réalisé une première fois les démarches (mise en page, isbn, etc..), c’est très facile de les refaire pour une oeuvre future ! Donc, je trouve qu’Edilivre se permet de sacrées marges pour un travail qu’on peut faire tout seul ! Mais je comprends néanmoins que certains puissent trouver cette approche Edilivre « confortable » car clé en main.
    En tout cas, vos articles sur la question m’ont bien aidé (peut-être faudrait-il ajouter des choses concernant le dépôt légal ; la législation a changé récemment ce qui rend l’auto-édition beaucoup plus simple qu’avant ; je dis ça parce que beaucoup de choses dites sur internet à ce sujet sont maintenant légalement périmées… j’ai mis un certain temps à le comprendre :))

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    1. Merci pour votre remarque, Alex, le dépôt légal pourrait faire un sujet intéressant pour un nouvel article. Cela me donnerait l’occasion de me pencher moi-même sur ces changements. Heureuse en tout cas d’avoir pu vous aider, et que vous ayez trouvé chaussure à votre pied dans l’auto-édition !

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    2. J’ai publié un livre scientifique chez le même éditeur, j’ai du résilier le contrat car après un an car le nombre de livre vendu en version papier=2,
      en version numérique=0. bref, j’ai des doutes sur le nombre exemplaires vendus!!!

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      1. Je pense qu’il ne faut pas douter de l’honnêteté de cet imprimeur (se classant dans la catégorie des éditeurs) sur ce point, sans vouloir mettre en cause la qualité de votre ouvrage. Mais pour vendre des livres, il faut qu’ils soient exposés et dans des endroits autres que ceux qui justifient la présence de papiers … en rouleaux. Je me suis rendu par internet dans deux des trois endroits ou mon livre a été soit disant exposé. Je l’ai difficilement retrouvé, sans la photo de couverture que j’avais pourtant fourni et sans aucun commentaire !
        Il m’est arrivé parfois de manger certains aliments sans en avoir vu le menu auparavant et d’avoir été dans l’obligation de revoir la tuyauterie en sens inverse. Dans mon cas, je crois que dans une dizaine d’années, il faudra qu’il m’invitent à faire le tour de ces librairies avec un balai à poussière. 😉 Bonne chance.

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        1. J’apprécie profondément cette analyse personnelle, et je participerais volontiers à ce nettoyage pour éviter à d’autres futures auteurs de se laisser illusionner par une poussière qui pourrait avoir l’apparence de l’or mais qui n’en contient nullement la nature. En fait, si Edilivre précisait exactement qu’aucune aide à la promotion n’était effectuée, alors, les choses seraient claires et moins décevants pour ceux qui signeraient chez cet éditeur. Il est clair, et je le sais pour être dans le monde de la musique, que même avec une bonne production, et un réseau de distribution, sans la chaine qui relie ces deux pôles, soit la promotion traditionnelle envers les médias, aucune chance que les lecteurs ou lectrices puissent savoir que votre œuvre existe, sauf exception ou réseau important personnel.
          Fraternellement

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          1. Mais Edilivre précise clairement que l’auteur DOIT PAYER LA PROMO, il n’y a là aucune arnaque. Evidemment, ce qu’ils proposent de leurs contrats promotionnels est très basique, parfois limite du n’importe quoi mais ils ont prévenu. C’est assez extraordinaire, quand même que les auteurs édités chez eux ne lisent pas les termes du contrat avant de signer ! Non, Edilivre n’a pas de Goncourt ni de Fémina parmi ses auteurs, oui ils sont en réalité des imprimeurs offrant le petit plus des démarches administratives mais ils n’ont jamais promis de distribuer les bouquins à des centaines d’exemplaire et n’ont aucunement faite des propositions mirobolantes qu’ils n’ont pas tenues. Quand un « éditeur » commence par exiger 99 euros pour imprimer une couverture que l’on fournit, quand il exige que l’on paye les corrections au-delà de quatre BAT, on ne peut guère prétendre à ce qu’il fasse à ses auteurs la pub de Gallimard…
            Il faut être un tout petit peu réaliste. Edilivre n’est pas une arnaque, c’est simplement un imprimeur qui ne prend aucun risque.

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            1. Grand merci pour cette précision, l’expérience permet de corriger ses fautes, personnellement je n’ai jamais dit qu’Edilivre était une arnaque, cependant pour certains JEUNES auteurs, une confusion peut être admise sur le titre d’éditeur selon l’article des lois qui en définit le titre. Mais l’égo veut parfois voir ce qu’il a envie de voir, bonne chance cependant aux auteurs qui désirent vraiment faire carrière, je les soutiens car les talents sont là. Fraternellement

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            2. Bonjour Sophie, je ne sais si je dois prendre pour moi ce commentaire.
              Si tel en était le cas, je vous propose de bien relire mon post car celui-ci ne porte aucune allusion sur les contrats proposés par l’imprimeur en cause (pour lequel je spécifie qu’il n’est point éditeur).
              Je signale simplement que pour vendre des livres et sans parler du contenu, il reste le choix du contenant.
              A ce titre, je me permets de vous rappeler qu’entre tenant et tenu, il n’y a qu’un con de passage 😉
              Je vous souhaite une agréable journée.

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            3. J’ai lu un livre de chez Edilivres, d’un auteur algérien qui se dit poète (je ne dirai pas son nom, car il m’ arnaquée); un livre truffé de fautes de grammaire de syntaxe et de vocabulaire : une honte… rien à dire de plus …; j’ai téléphoné chez Edilivres pour leur dire ma colère : il me semble qu’un livre édité doit être relu; donc ils éditent n’importe quoi…

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        1. Cet éditeur est à éviter par les jeunes auteurs.

          Je suis un des auteurs de cette maison mais je ne conseille aucun jeune d’aller se faire publier…

          Ils n’honorent pas leurs responsabilités.

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  2. Bonjour,
    Je ne connaissais pas cette maison d’édition qui publie beaucoup sur Facebook. J’ai donc voulu en savoir davantage même si je ne suis pas intéressé par l’édition puisque j’édite mes propres nouvelles, et suis tombé sur cet article éloquant. A vrai dire, je ne suis pas surpris.
    Cordialement

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  3. Mon commentaire précédent faisait référence au post de Pong page Jocelyn : « En fait, si Edilivre précisait exactement qu’aucune aide à la promotion n’était effectuée, alors, les choses seraient claires et moins décevants pour ceux qui signeraient chez cet éditeur ». En relisant ce que j’ai écrit, je ne vois pas où est le souci, je vais plutôt dans votre sens, puisque je reprends l’expression que vous avez utilisée et que je trouve très juste : Edilivre est un imprimeur. Point. Je me suis fait prendre moi aussi par l’illusion d’une publication, j’ai refusé toute communication, je savais très bien que cela me coûterait plus cher que les droits d’auteur que je toucherai peut-être mais j’en doute… Je ne suis pas différentes de ceux qui ont publié chez eux. Je ne réitèrerai pas l’expérience et irai voir ailleurs, même si ailleurs est plus compliqué.
    Bonne journée à vous.

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    1. Sophie, nous partageons le même gâteau … sans le sel. Merci de votre gentillesse. Hasta la vista 😉 et à une éventuelle rencontre dans nos « délivres » de passion d’écriture. Bien à vous.

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      1. Bonsoir, merci pour votre article. Mais qu’en est-il de la qualité du papier actuellement ? Il me semble qu’il existait une option là aussi pour un meilleur papier cependant elle a disparu de leur liste. Est-ce pour le mieux ?

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        1. Bonjour Anne, Avant de charger une arme, il faut en connaître la cible. Avant de charger une cible, il faut en connaître les engagements. Fort de tourner ma plume « cette fois » dans mon encrier avant de la laisser s’exprimer, je peux m’autoriser à porter la réflexion suivante. Je n’ai pas été trompé par Edilivre sauf sur un détail : ils ne sont en aucune manière éditeurs mais simplement imprimeurs et à ce titre, ne justifient pas d’un référencement. Pour la pagination, les dessins, la photo de couverture prise par moi, ils ont été incapables de les positionner tel que je le désirais et j’ai dû m’en charger. Considérant la qualité du papier ainsi que l’encre, je n’ai rien à dire pour les pages intérieures qui me semblent satisfaisantes. Par contre, le papier de la couverture est trop faible en grammage et surtout ne correspond pas à ma demande. Celui-ci est mat, me rappelant certains dossiers que l’on distribue aux participants d’une conférence et ne donne qu’une envie : celle de ranger le document en arrière-plan d’un tiroir pour autant que l’on ait fait l’acquisition du roman qui lui, dépend tout de même de la qualité de son auteur, et là, c’est une autre histoire. Mon second roman est achevé et, dans l’état actuel du constat que j’ai pu faire sur cette société, je ne renouvellerai pas ma confiance dupée. Bien à vous et … bon choix.

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  4. Edilivre attire pourtant l’auteur de passage en lui promettant de s’occuper de tout. Lorsque je vois tous ces commentaires dépités, je n’ai qu’une envie, celle de passer mon chemin.
    Pour aboutir chez Amazon, autant y aller par ses propres moyens, et chez ce drugstore planétaire, y toucher dès la première vente son premier écu. Edilivre semble bien être un peu douteux quand même, non?

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    1. Bonjour Henry. Pour en avoir fait travailler d’autres, j’affirme que cet imprimeur n’est pas un bon imprimeur et s’il s’appuie sur quelques sous-traitants, cela n’en est que pire. Par ailleurs, je ne me permettrai pas de porter un jugement sur la face cachée d’éditeur car j’ai fait le tour de cette bulle et n’ai trouvé aucune trace d’éditeur professionnel. Alors sans commentaire pour ma part sur ce point. Ah, si, un tout de même. Je n’y mettrai plus mes plumes car je tiens trop à mes ailes.

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    2. Edilivre est un éditeur qui vous imprime votre livre dont vous devez corriger toutes les fautes et autres erreurs, mais ça ne vous coûte RIEN. C’est à vous de faire votre promotion, ce qui est le plus astreignant. mais c’est à ce prix que cela fonctionne.
      Quand on pense aux éditeurs indifférents et méprisants
      qui ne vous répondent jamais, on peut faire le pour et le contre. Soyons logiques !

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      1. Cela ne coûte rien, ils ne font rien, mais gardent quand même 79 € pour peu que votre gain soit en dessous de cette somme. Quel est donc l’intérêt de publier chez eux plutôt que chez lulu ou chez Amazon par exemple qui vous rémunère à partir de 5 € chez lulu ou 1 centime chez Amazon?

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        1. Je partage totalement, Henry ! Pour ma part et afin de ne pas faire de ce forum une contre mauvaise pub à cet imprimeur qui n’en est pas un, je mets fin à mes commentaires. Bonne chance à celles et ceux qui, malgré ces tristes expériences, poursuivent leurs démarches dans ce cul de sac. Bien à vous. Je vous embrasse.

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        2. Je partage complètement vos réflexions. Edilivre ne fait rien, ils éditent votre livre et rien ne se passe si vous n’agissez pas de vous-même. Je ne comprend pas pourquoi ils fonctionnent de cette manière où est leur bénéfice ?

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          1. Moi non plus je ne comprends pas qu’ils fixent n prix de vente du livre tel qu’il décourage toute tentative de promotion

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          2. Bonjour,

            Leur bénéfice, ils le tirent des sommes astronomiques que les auteurs paient pour se faire « éditer »… Leur politique est basée sur l’ego démesuré de certains qui veulent coûte que coûte (c’est le cas de le dire !) être publiés.
            Par exemple, pour ce qui concerne la correction du texte, aspect à tout le moins primordial (et qui, autrefois, était pris en charge par l’éditeur), soit ils jettent un coup d’œil global vite fait et vous disent qu’il y a des fautes à corriger et vous en faites votre affaire, soit ils vous proposent un service de correction (probablement limité aux seules fautes basiques) et vous le font payer en plus et « margent » là-dessus aussi peut-être…
            Le moindre « service » est payant…
            Ce ne sont pas des éditeurs à proprement parler.

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            1. J’ai déjà mis deux commentaires sur ce fil il y a 2 ans, mais j’aimerais apporter un nouveau témoignage, qui je l’espère, permettra à ce qui souhaitent être éditer d’y regarder à 2 fois avant de passer par Edilivre.

              On a dit plus haut que les droits d’auteur devaient dépasser 75€ pour être payés et dans ce cas ils étaient payés en début d’année pour les vents de l’année précédente.
              Il faut savoir que si vous n’atteignez pas cette somme, vous n’êtes pas payé et vos droits d’auteur sont reportés sur l’année d’après.
              Mais si l’année d’après vous ne les avez toujours pas atteints, on ne vous paye pas, et en général on ne vous paye jamais, car on sait bien que la plus grosse quantité des livres est vendue la première année.

              C’est ainsi que sur la première année de vente de mon premier bouquin, j’ai dépassé les 75€ et j’ai donc reçu la somme correspondant à mes droits d’auteur l’année suivante, mais depuis, 3 ans ont passé, je n’ai pas atteint 75€ donc on ne me verse pas l’argent et je peux faire une croix dessus (voilà comment Edilivre prospère).

              Deuxième chose: si vous publiez un second livre chez Edilivre (ce que j’ai fait), les droits d’auteur ne se rajoutent pas à ceux du premier livre (ce qui permettrait d’atteindre plus aisément les 75€). Il faut en effet faire plus de 75€ de droits d’auteur avec le second livre pour les toucher (Et hop, Edilivre s’en met encore dans la poche).

              Ajouté à cela les frais de port exorbitants ( et qu’Edilivre ne raconte pas qu’ils ne se font pas de marge là-dessus, je suis passée par Thebookedition pour mon 4ème livre et les frais de port sont bien moins importants, je ne vois pas pourquoi La Poste ne facturerait pas de la même façon chez 2 éditeurs différents!)

              Pour terminer, je vous donne un exemple très concret pour vous montrer qu’on peut se faire plaisir en écrivant un livre et et en l’éditant sans se faire arnaquer. Ceci pour ceux qui n’ont pas l’intention d’être en librairie (et de toute façon, ça aussi c’est une belle arnaque car un libraire a voulu commander 2 de mes livres chez Edilivre pour un ami à moi, il n’a eu aucun avantage et a payé plein pot, ça lui a passé l’envie de mettre mon livre en rayon croyez-moi!!!!!)

              Donc voici mon expérience personnelle concernant mes 2 derniers livres:

              – Un livre édité en 2014 chez Edilivre, prix de vente imposé par Edilivre : 13 euros pour 118 pages, droits d’auteur sur 1 livre : 2,60€ (uniquement si l’acheteur passe par Edilivre, sinon c’est moitié moins). Pour commencer à percevoir mes droits d’auteurs il a fallu que je vende 28 livres.

              – Un livre que j’ai auto édité en passant par Thebookedition en 2016: 138 pages dont j’ai moi-même fixé les droits d’auteur:
              Prix de vente d’un livre: 10 euros
              Dont droits d’auteur sur un livre: 4 euros
              Ces même droits d’auteur payés, quel qu’en soit le montant, tous les trimestre.

              Vous l’aurez compris, le choix est simple: soit vous trouvez un vrai éditeur qui vous corrigera votre manuscrit et fera la promotion de votre livre (on peut toujours rêver) soit vous passez par un éditeur en ligne type Thebookedition qui imprimera votre livre de 150 pages pou 7 ou 8 euros. et le mettra en vente en ligne, tout comme le fait le soit disant éditeur Edilivre.

              Tout ceci n’empêche pas de soigner votre manuscrit, de corriger ou faire corriger ce même manuscrit pour éviter les coquilles parce que livre un bouquin bourré de fautes, c’est vraiment très désagréable.

              Pour moi ce sera:

              PLUS JAMAIS EDILIVRE

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      2. Néanmoins, un auteur qui fait des fautes n’est sans doute pas la personne la plus apte à corriger son propre ouvrage. Certes, cela ne lui coûte RIEN, comme vous dites (hormis du temps), mais le livre est alors publié avec les fautes qui restent et il en reste toujours beaucoup plus que l’auteur ne le croit !

        Les « éditeurs indifférents et méprisants » dont vous parlez, qui sont souvent de vrais éditeurs, publient à leurs frais des ouvrages dont ils jugent qu’ils méritent d’être publiés, car il y a des chances qu’ils rapportent au moins ce que l’éditeur a investi (une maison d’édition à compte d’éditeur est une entreprise qui se doit, comme toute entreprise, de rentrer dans ses frais). Comme aujourd’hui ces vrais éditeurs reçoivent des centaines et des centaines de manuscrits (dont la plupart ne sont pas écrits par Victor Hugo ou Émile Zola, parole de correctrice !), ils n’ont souvent guère le temps de les examiner en profondeur et, parfois, de répondre. Il leur faudrait du personnel embauché exprès pour cela… L’heure étant à l’économie de personnel, ils ne répondent pas. Certes, vu de l’autre côté de la lorgnette, cela peut paraître relever de l’indifférence ou du mépris. Je pense qu’il s’agit simplement de manque de moyens et de temps. D’autant plus que bien des auteurs envoient leurs manuscrits à n’importe quel éditeur sans même parfois se soucier de la ligne éditoriale de la maison.

        Quand on sait comment certains (dont les plus grands) font travailler et paient leurs correcteurs et correctrices et quand on connaît le nombre de fois où ils sont convoqués par ceux-ci devant le juge des Prud’hommes, on voit que l’heure est aux économies !

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  5. Mon expérience avec Edilivre est désastreuse. Délais hyper-longs, méconnaissance de mon oeuvre, qui visiblement n’a pas été lue, exigence de payer pour par exemple mettre une couverture que j’ai composée moi-même… J’ai constamment l’impression qu’Edilivre se moque de moi et a pris mon oeuvre en otage. Le moment de la publier est constamment repoussé, comme s’ils attendaient que je renonce à publier avec eux, auquel cas il faudrait encore que je paye 450 euros ! Je conseille aux auteurs d’éviter absolument de publier avec Edilivre, cela vous évitera de nombreux désagréments.

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    1. Bonjour Michel (avec votre autorisation). Avant de m’exprimer une nouvelle fois sur cette société, j’aimerais libérer ma pensée sur un point : par-delà les recettes qui pourraient être engrangées par un pseudo éditeur sur le dos d’un chat peu rond mais bien rouge … par-delà la belle gueule du blond pigeon juvénile et non la teneur de sa plume en corps ouatée qui pourrait faire résonner quelques royalties dans la bourse d’un pseudo imprimeur … il reste un angle de vision parfois bien tristement réaliste. Considérant le nombre d’écrivains qui se prétendent auteurs, le peu d’intérêt pour la lecture du quidam moyen qui assure une certaine préférence pour les volumes à icones aquarellisées, si un roman n’attire pas une ruée pure solde bien ciblée, alors, peut-être que le contenu est à la hauteur du contenant précité. De toute façon, nous le savons bien, entre tenu et tenant, il n’y a qu’un con de pas sage et soyez assuré que j’en suis une preuve intégrante ! Ah, j’oubliai. Cette société m’a proposé de faire partie d’un jury pour auteurs sans piston (tout un programme). J’ai accepté. Alors, ils m’ont fait parvenir trois romans … en PDF et donc à lire sur PC !!!!!!!! Il va falloir que je ressuscite mon IBM 5150 sous Dos avec lecteur disquette 5 pouces ¼ de 160 KO … total. On ne change pas une équipe qui gagne !
      Bien à vous Michel et … bonne chance

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  6. J’ai vu leur offre sur leur site et je me suis immédiatement dit que s’était une arnaque. Une recherche rapide et j’arrive ici. Merci pour l’avis !
    Payer la création d’un ebook alors qu’on peut le faire soi même, la blague…

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  7. bonjour à tous,
    Voilà près d’un an que je suis ce fil de discussion et je crois pouvoir synthétiser les idées, de par ma propre expérience également.
    alors, pour qui Edilivre est-il une BONNE SOLUTION?
    – Les auteurs qui n’ont pas trouvé d’éditeur et qui veulent absolument se faire éditer.
    – Les auteurs qui ne prétendent pas à une large diffusion de leur oeuvre (cercle familial, amis… guère plus)
    – Les œuvres courtes (150 pages maxi), au delà, le prix fixé est rédhibitoire.
    – Ceux qui ne veulent pas investir, à condition d’avoir pu se faire relire et corriger et d’accepter une couverture blanche.

    Pour qui Edilivre ne CONVIENDRA PAS?
    – Les œuvres longues (comptez à peu prêt un ratio 10€/100 pages, je vous laisse faire le calcul pour un livre de 300 ou 400 pages (le mien, 480 pages, ils me le proposaient entre 32.50 et 42.50€… hors frais de port…)
    – Ceux qui pensent qu’édilivre vous propulsera en tête de gondole à la fnac. (ils ne sont pas comparable aux éditeurs qui ont pignon sur rue, il faut en avoir conscience)
    – Ceux qui n’ont pas corrigé et fait corriger leur manuscrit

    Dans tous les cas, si vous voulez vendre votre oeuvre, si vous y croyez, si flammarion et Gallimard n’ont pas daigné vous répondre, il faudra allez voir les libraires, contacter la presse, faire votre promo…

    Je crois qu’édilivre est digne de confiance, qu’ils restent une boite sérieuse (malgré les désagréments signalés quant à l’impression qui ne sont pas généralisés), mais qu’il faut savoir discerner ce qui correspond à son projet.

    J’espère avoir aidé ceux qui n’auraient pas eu le courage de relire tout le fil de discussion.

    Jakou, auteur de taïm la planète furieuse, aux éditions Hojy concept

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    1. Parfaite analyse entre le con-tenu de passage et le con-tenant les ficelles de la bourse. Se connaître et surtout ses rêves ou ambitions avant de faire le grand « sot ». Par contre l’imprimeur con-cerné joue sur ces derniers … à leurs détriments financiers. Bien vu et sans rancune pour l’imprimeur.

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  8. bonjour, j’ai déposé un livre auprès des éditions du net qui a été accepté et publié. Je me suis aperçu de plusieurs coquilles assez graves dans le texte, j’ai alors demandé à les corriger. Cette demande a été conditionnée par le paiement de 80 euros Idem si je voulais retirer le livre de la vente. Est-ce normal ?

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    1. Bonjour David, j’ai bien peur que oui ; plus exactement, ce n’est pas « normal » dans le sens où c’est du vol, mais c’est bien ce que vous avez accepté en signant avec les Editions du Net. J’ai vu il y a quelques années une page sur leur site qui prévenait de ces frais ( http://dragonaplumes.fr/2014/05/29/erratum/ ), mais impossible de la retrouver tant leur site manque de transparence. Je vous invite à relire le contrat que vous avez signé avec eux, ces informations devraient y figurer. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez essayer de jouer dessus, mais je doute qu’ils se soient montrés négligents.

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    2. Bonjour David,

      Par la force des choses, partant du concept que cela va demander du temps de corriger après coup, il va falloir que quelqu’un corrige le fichier, et peut-être refaire des plaques s’il y a une réimpression (si c’est tiré en offset, ce dont je doute).

      Par contre, votre exemple est un exemple de « bœufs avant la charrue »…

      De nos jours et si l’on passe par le biais d’un « éditeur en chambre », c’est-à-dire d’une entreprise spécialisée dans l’impression numérique en petites quantités, un ouvrage doit être corrigé avant sa remise aux services de ce prétendu professionnel de l’édition, et non après. En tout état de cause, c’est vous qui êtes tenu pour responsable de la qualité du contenu si votre « éditeur » n’a pas contribué à la correction.

      Sachez, qui plus est, que ce genre d’éditeur (adoptons ce mot par souci de simplification) propose parfois un service de correction… et qu’en général il « marge » là-dessus aussi. Vous avez donc tout intérêt à passer par un correcteur exerçant en libéral. Demandez plusieurs devis à plusieurs correcteurs, allez vers les plus chevronnés, qui ne sont pas forcément les plus vieux ou les plus chers.

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      1. bonjour et merci pour vos réponses.

        je reconnais que je ne me suis pas trop attardé sur ce qui me semblait être des « futilités » dans le contrat mais j’ai découvert par la suite, quand il fallait corriger une faute d’orthographe, que je devais débourser 80 euros. Ce qui m’a surtout déçu c’est que l’éditeur n’était pas gêné de mettre mon livre en vente avec une erreur aussi désagréable.

        Vos éclairages et vos conseils me sont d’une aide précieuse.

        Grand merci.

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          1. C’est malheureusement le constat que j’ai fait aussi. Quoi de plus désagréable pour le lecteur. S’agissant de LITTERATURE, je pense que ce genre de négligences est inexcusable 🙂

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  9. On ne sert pas un gâteau à des invités sans avoir fini de le préparer, le gouter, le présenter et même si ce dernier n’est pas en rapport avec les espérances attendues du pâtissier-créateur, sachons faire la part des choses et bien en répartir les responsabilités. Bon appétit !

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  10. Le gros souci, à ce niveau, c’est qu’il y a encore quelques décennies,on se souciait du lecteur et les éditeurs en ligne n’existaient pas… L’édition à compte d’auteur existait, certes, mais dans des proportions moindres et chacun savait que la relecture-correction par un correcteur professionnel était une étape indispensable, voire obligatoire.
    Cela faisait partie du « circuit naturel » que devait suivre un ouvrage. Aujourd’hui, renversement de la vapeur, bien trop de personnes publient sans même relire elles-mêmes, trouvant même cette tâche trop fastidieuse. D’autres se contentent du passage d’un logiciel de correction, ce qui équivaut à un petit coup de balai sommaire. Il faut considérer aussi le fait que ceux qui publiaient autrefois savaient écrire… et avaient un peu de conscience et de respect pour leurs lecteurs.
    Edilivre, comme d’autres, sont nés de la possibilité pour tout un chacun de publier via Internet. Ces sociétés ne sont pas des maisons d’édition à proprement parler. Elles n’investissent pas dans l’œuvre d’un auteur, c’est à l’auteur d’investir. C’est la règle du jeu et tout le monde doit en avoir conscience.
    De deux choses l’une : soit on écrit correctement, ce qui sous-entend que l’on possède aussi les ficelles du métier de correcteur et l’on peut alors (et encore !) publier en sautant cette étape, soit on est néophyte, on ne connaît ni l’orthographe, ni la grammaire, ni les règles de ponctuation, ni la syntaxe, ni la typographie, etc., et, pour peu que l’on ait un peu de respect pour ses lecteurs, on s’adresse à un correcteur.
    Edilivre (comme d’autres « éditeurs en chambre ») propose ce service, c’est sans doute (cela reste à prouver) plus cher qu’en passant soi-même par un correcteur libéral car l’imprimeur en question va marger là-dessus aussi.
    On remarquera que, tandis qu’une foule d’auteurs publient n’importe quoi, un grand nombre de compositeurs (ex-clavistes) et de correcteurs pointent chez Pôle emploi…

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