4 ans d’auto-publication : le bilan

Les vacances sont finies, on oublie la plage (difficilement) et on se remonte les manches !

Piliers de verre est sorti le 30 juin, juste avant le grand exode de l’été. C’est le 3ème livre que j’auto-publiais et le second tome de sa trilogie. Ça m’a donc semblé être le bon moment pour poser un œil critique sur mes ventes.

Et ma conclusion de professionnelle est que… ben ça pourrait être pire, mais c’est quand même pas terrible. 😛

Quelques chiffres

En deux mois d’existence, Piliers de verre a généré 24 ventes. C’est moins que la grosse trentaine comptabilisée par son grand frère Le Dragon blanc sur la même période lors de sa sortie en 2014, mais autant que RÉEL, sorti en 2015.

Alors certes, comme je l’espérais, Piliers de verre a un peu redynamisé les ventes du Dragon blanc, qui étaient arrivées au point mort (7 nouvelles ventes sur les derniers mois). Mais vous remarquerez par ces chiffres un peu ridicules que je suis loin d’atteindre les résultats des grands noms de l’autopublication.

En fait je vais être parfaitement honnête, parce que les auteurs, pour ce que j’en ai vu, offrent rarement ce genre d’informations et que je trouve ça dommage :

  • Après 4 ans de publication, Le Dragon blanc comptabilise 88 ventes.
  • Après 3 ans et demi, RÉEL comptabilise 63 ventes.

Alors qu’en déduire ?

Analyse

Déjà, que je suis loin de suivre le modèle idéal de l’auto-publication, selon lequel plus l’auteur publie, plus il fidélise ses lecteurs et plus il génère de ventes.

Pourquoi ? Parce que je publie très peu.

Mes romans sont longs et assez denses au niveau scénaristique pour qu’un seul d’entre eux me demande beaucoup de travail. De plus, ma productivité est bien plus basse que celle d’autres auteurs (Svetlana, tout mon respect 😉 ). Les lecteurs qui ne me suivent pas sur Internet ont largement le temps d’oublier que j’existe.

La trilogie des Enfants de Prométhée en particulier n’est pas adaptée à l’auto-édition, qui me semble mieux s’accommoder de séries de romans beaucoup plus courts et publiés au moins une fois par an.

Ensuite, que je suis plutôt mauvaise en matière de publicité.

Tous les retours que je reçois semblent indiquer que la qualité de mes livres n’est pas le problème. Mais ça ne sert à rien si personne ne les trouve.

Il suffit de voir la page Amazon de Piliers de verre : pas un seul commentaire de lecteur. Ce n’est pas ça qui va donner envie à un nouveau venu d’acheter ! Pour Le Dragon blanc et RÉEL, j’avais proposé des exemplaires numériques gratuits à quelques personnes en échange de commentaires honnêtes sur les plateformes de vente. J’ai complètement oublié de reproduire l’opération pour Piliers de verre. (Du coup, si vous êtes intéressé·e… n’hésitez pas à me contacter !)

Pour ce qui est de ma présence sur les réseaux sociaux, si vous me suivez sur Facebook, vous savez que je n’y suis pas spécialement bavarde. En fait, je déteste la plateforme, qui de toute façon fait de son mieux pour rendre les pages professionnelles de plus en plus invisibles. Mais je n’ai pas le courage d’expérimenter Twitter, de peur d’affronter une nouvelle déception, et je ne comprends absolument pas la logique en tant qu’auteur de me positionner sur Instagram. XD

Conclusion

Quand le troisième tome des Enfants de Prométhée sera enfin sorti (en 2020 ? croisons les doigts !), j’ai dans les cartons une histoire qui me permettrait de tenter un mode de publication différent, plus sérialisé. J’ai hâte de pouvoir jouer avec ! Je suis curieuse de voir ce que cela donnera.

Je vais aussi tenter de ne pas me mettre la rate au court-bouillon pour des histoires de marketing. Puisque de toute façon mes efforts produisent peu de résultats, le mieux que je puisse faire pour l’instant est sans doute de me concentrer sur l’écriture. Plus facile à dire qu’à faire, car j’ai une tendance déplorable à me disperser !

Mais pour l’heure, j’ai une trilogie à boucler. Alors on se concentre et on écrit ce tome 3, mademoiselle !

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