Les Enfants de Prométhée 2 – Troisième extrait

La troisième semaine du marathon d’écriture de la Plume d’Argent s’achève avec 37 000 mots à mon compteur ! Je… suis sur les rotules. J’espère toujours fermement atteindre les 50 000 mots d’ici à dimanche prochain, mais ce sera une lutte de tous les instants !

Même trouver un passage à poster ici devient très difficile, car tout ce que j’écris dernièrement est bourré de spoilers, ne serait-ce que sur la fin du premier tome. Du coup, j’espère que vous me pardonnerez l’épais mystère planant sur cet extrait…

[Olympe] se concentra sur les prisonniers, les guidant les uns après les autres en direction de leur point de ralliement au prochain carrefour. Lorsque les deux derniers furent là, elle leur fit signe de la suivre. Ils filèrent le long du trottoir défoncé par des siècles de négligence, se coulant dans les ombres qu’un quartier de lune dessinait sous les antiques tours de métal au-dessus de leurs têtes.

Parvenue à l’embranchement, Olympe vérifia longuement qu’aucun milicien n’était en vue. Elle hocha la tête. Leur petit groupe traversa en courant la zone à découvert et se glissa sous un porche délabré. La nuit à l’intérieur du bâtiment était si sombre qu’Olympe dut s’arrêter au bout de quelques pas pour laisser ses yeux s’y habituer. Elle n’entendait que des froissements de vêtements et des respirations précipitées.

— Tout le monde va bien ? murmura-t-elle.

Elle eut à peine prononcé ces mots qu’une main vint se plaquer sur ses lèvres tandis qu’on l’enlaçait brutalement par derrière. Elle essaya de crier et se débattit, mais on la tenait fermement. Des exclamations étouffées à côté d’elle lui apprirent que ses compagnons ne viendraient pas à son secours.

Des lampes s’allumèrent, l’éblouissant un long instant. Lorsqu’elle put à nouveau y voir, elle fut horrifiée de trouver la pièce grouillant de miliciens. Les autres membres de son équipe étaient là aussi, bâillonnés et les mains attachées dans le dos. Ils ne pouvaient que regarder, impuissants, pendant que les derniers arrivés subissaient le même sort qu’eux.

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