Les Enfants de Prométhée 2 – Second extrait

Nouveau retour sur mon marathon d’écriture ! Malgré la lassitude qui commence à s’installer (ben oui : écrire 50 000 mots en 30 jours, chez moi, ça veut dire écrire mon quota absolument tous les jours, sans jamais m’accorder de week-end, et c’est très usant à la longue), je suis toujours dans les temps. J’ai terminé la journée d’hier avec 21 000 mots sur les 20 000 mots prévus. Je ne travaille pas uniquement sur les Enfants de Prométhée, j’avoue. Quand la motivation me manque, je bascule un peu sur une ou deux fanfictions, histoire de souffler. Mais EdP reste mon projet prioritaire. En voici un deuxième extrait !

Ils campèrent dans une étroite ravine pour la nuit, pendant laquelle Olympe fut presque incapable de fermer l’œil. Le lendemain matin, alors que le soleil pointait à peine au-dessus de la ligne d’horizon, ils approchèrent enfin de la colonie.

Olympe n’était venue qu’une ou deux fois auparavant, mais elle gardait de bons souvenirs de l’endroit. C’était un petit village rustique mais accueillant, niché sur une île boisée au milieu d’une rivière qui les protégeait des incursions des bêtes sauvages. L’accès se faisait uniquement par barques ; un pont aurait été trop repérable si un planeur des Nouvelles Villes avait eu le malheur de les survoler.

Leurs ennuis commencèrent lorsqu’ils ne trouvèrent aucune des barques accrochée au ponton de la rive.

— Ça veut juste dire que tout le monde est à la colonie, pas vrai ? suggéra Olympe. On n’a qu’à appeler. Quelqu’un entendra et viendra nous chercher.

La rivière était déserte dans le petit matin. Seul le chant des oiseaux égaillait les lieux. Rien ne semblait anormal sur la côte de l’île qui leur faisait face. On devinait quelques maisons entre les arbres, et Olympe aperçut même les barques manquantes, tirées au sec sur la rive. L’ordre des lieux la rassura.

Aaron haussa les épaules.

— Je préfèrerais qu’on ne se fasse pas remarquer avant d’être sûrs qu’il n’y a aucun danger. Je vais traverser.

Ce disant, il se mit à retirer sa chemise et ses chaussures de marche. Lanre l’imita aussitôt.

— Je t’accompagne, dit-il d’une voix qui décourageait tout débat sur la question.

Son sourire habituel était absent et son visage raidi par l’inquiétude. Olympe détestait le voir comme ça. Toute la famille de Lanre habitait là.

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